
Au cours du deuxième semestre 2011, la Flandre a testé un projet-pilote de livraisons en dehors des heures de pointe. Et les résultats sont concluants.
Le grand atout de ces livraisons, effectuées le matin entre 6 et 7 heures ou le soir après 22 heures, c'est le fait que les chauffeurs évitent les embouteillages et donc circulent plus rapidement, tout en représentant un danger moindre pour les usagers faible et en consommant moins de carburant. Sur ce point, l'économie observée est en moyenne de 13 %.
Moins de perte de temps, donc moins de stress, voilà le bénéfice souligné par les conducteurs de poids lourds ayant participé à l'opération pour le groupe Colruyt. Cette enseigne a aussi consacré deux millions d'euros pour construire des quais de déchargement couverts dans les quartiers d'habitation. Les voisins ont apprécié la réduction de la pollution sonore ainsi engendrée par la livraison de nuit ou très matinale.
La ministre flamande de la Mobilité, Hilde Crevits (CD&V) veut maintenant impliquer plus de villes et de secteurs dans ce type de projet. Elle suivra aussi sans doute la déclinaison wallonne de cette initiative. A partir de mai, et durant quatre mois, le groupe Delhaize, en collaboration avec la ville de Namur, va à son tour tenter l'expérience pour son supermarché de Bouge. Certaines livraisons auront lieu en pleine nuit. Le nouveau matériel utilisé devrait limiter les émissions sonores lors des livraisons de nuit à 65 décibels, l'équivalent d'une conversation normale...